The Round Table : Le premier cercle mondialiste et moderne

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La « Round Table » vit le jour le 5 février 1881 grâce à Cecil Rhodes en Angleterre. Ses membres fondateurs furent, entre autres, Stead, lord Esher, lors Alfred Milner, Nathan Rothschild, lord Arthur Balfour (le même agent mondialiste à la base de la création de l’état d’Israël). La structure de ce groupe était – comme celle des SS de Hitler – calquée sur la Société de Jésus, l’ordre des Jésuites. Ses membres débattent des problèmes politiques et économiques internationaux, et de ceux de l’Europe en particulier.

L’influence que la DGAP (la Round Table Allemande) exerce en Allemagne n’est probablement pas aussi grande que celle du CFR aux États-Unis.

La création de la Round Table, qui n’est finalement que l’héritière d’un passé multiséculaire de traditions mystiques, financières et élitistes, fut une étape décisive dans les préparatifs devant mener à un Etat mondial.

En effet, sous l’impulsion de Lord Alfred Milner et de ses proches, cet institut haut de gamme fut créé en liaison avec les élites financières américaines afin d’assurer la prééminence du monde anglo-saxon devant aboutir à la création d’un Etat mondial.

D’autres Round Tables furent créées dans tous les dominions de l’Empire britannique mais aussi aux Etats-Unis. Prenant la suite des ambitions de Cecil Rhodes, des financiers de renom encadraient l’équipe de Lord Milner comme Alfred Beit (1853-1906), Sir Abe Bailey (1864-1940) et la famille Astor. D’autres groupes se sont ajoutés au berceau du mondialisme animée par la Round Table : J.P Morgan, la banque Lazard ou encore les familles Rockefeller et Whitney.

Son but principal était d’élargir la domination britannique et l’utilisation de la langue anglaise au monde entier. D’après Caroll Quigley, Rhodes visait à un gouvernement mondial pour le bien des hommes . Ce groupe est relié aux sionistes par la famille Rothschild ainsi qu’aux familles américaines Schiff, Warburg, Guggenheim et Carnegie. Lord Milner en prit, plus tard, la direction. En sont issus le « Royal Institute of International Affairs » (RIIA) et le CFR.

Milner est aussi un des membres principaux du « Comité des 300″. L’ « Instifute for Advanced Study » (IAS) pour lequel travaillèrent Robert Oppenheimer et Albert Einstein est issu de la « Round Table ». Ceux-ci construisirent, plus tard, pour le IAS la première bombe atomique. L’organisation annexe allemande du RIIA et du CFR est la DGAP, la « Deutsche Gesellschaft für Auswärtige Politik » (Société allemande de politique extérieure).

Ces grandes familles du mondialisme, même animées par une finalité commune, n’en sont pas moins déchirées par des dissensions internes. On peut en relever essentiellement deux. La première est aussi vieille que le monde ; elle s’appelle rivalités internes. Les rivalités d’ambitions et d’ambitieux cherchant plus de pouvoir, plus d’influence et plus de richesses afin d’occuper les meilleurs places ont émaillées l’histoire de cette aristocratie commerciale.

Ce phénomène est aussi vieux que l’histoire humaine. En revanche, le deuxième point est propre à la Round Table. En effet, sous l’apparente unité de vue se cachent deux courants de pensée. Dans les deux cas, ces courants poursuivent le même but : l’Etat mondial. Cependant, dans un cas, un courant défend le principe de la constitution d’un bloc Anglo-Saxon unifié (Empire britannique associé aux Etats-Unis) ; ce socle Anglo-Américain représentant la colonne vertébrale permettant au reste du monde de s’y agréger.

Dans le deuxième cas, l’autre courant estime qu’il n’est pas nécessaire de privilégier la naissance d’un Empire anglo-saxon comme point d’ancrage à un monde unifié. Il prône plutôt l’émergence d’un monde où aucun pays ne serait en mesure d’imposer sa loi ou sa philosophie politique. Il s’agit pour les tenants de la deuxième voie de créer une sorte de « purée » générale unifiant l’humanité entière en un seul bloc et sans distinction aucune. Nous avons là l’opposition entre les tenants du mondialisme anglo-saxon à celui des partisans du mondialisme planétarien.

La Première Guerre mondiale fut une bascule d’un monde à un autre. Même s’il n’est pas possible d’évoquer dans le détail le rôle essentiel des élites anglo-américaines durant ce conflit, nous pouvons relever la mission déterminante du suédois Olof Aschberg (1877-1960) à la tête de la banque Nya Banken de Stockholm. Il fut le grand financier servant d’intermédiaire entre les élites de Wall Street et de la City d’un côté et les dirigeants bolcheviques de l’autre. Son surnom était le « banquier de la Révolution mondiale ». Comme le rappelle Antony Sutton, la banque d’Olof Aschberg avait une filiale à Londres, la Bank of North Commerce, dont le président Earl Grey appartenait tout simplement à l’équipe de Cecil Rhodes et de Lord Milner. Ce dernier joua aussi un rôle capital au sein de l’oligarchie anglo-saxonne.

En effet, outre son activité susmentionnée, c’est Lord Milner qui sut convaincre le Premier ministre Lloyd George de soutenir fermement la révolution bolchevique. Cette évolution capitale pour l’avenir du monde s’est faite suite à la visite à Londres, à la fin de l’année 1917, de William Boyce Thompson (1869-1930) accompagné d’un représentant de JP Morgan, Thomas W. Lamont (1870-1948). Membre du comité directeur de la Banque fédérale US (la Fed), W.B Thompson fut un agent au service de l’oligarchie au sein de la Croix-Rouge états-unienne présente à Petrograd en 1917.

Cette couverture lui permit de fournir entre autres la somme énorme pour l’époque d’un million de dollars aux bolcheviques. Sur le chemin du retour vers New York, il fit une halte à Londres pour soumettre un mémorandum à Lloyd George appelant au soutien de la révolution bolchevique. Lord Alfred Milner, grand admirateur de Karl Marx, ne fit qu’appuyer William Boyce Thompson dans sa démarche afin de faire plier Lloyd George. La révolution bolchevique n’aurait pas pu voir le jour sans l’action déterminante de l’oligarchie commerciale Anglo-Américaine.

La fin de la Première Guerre mondiale s’ouvrit sous les auspices des puissances commerciales anglo-saxonnes victorieuses et d’une France humainement et financièrement exsangue. Le Traité de Versailles n’assura pas la sécurité de la France face à une Allemagne amoindrie et dépendante largement des prêts anglo-saxons accordés à son économie. La paralysie de la France face aux grands argentiers Anglo-saxons s’aggrava lorsque ces derniers accordèrent des prêts via les plans Dawes (1924) et Young (1928) qui, tout en plaçant l’économie allemande sous la dépendance des banques londoniennes et new-yorkaises, furent déterminants dans le renforcement de la puissance industrielle germanique.

En effet, de gigantesques combinats de l’acier et de la chimie, indispensables pour faire la guerre, virent le jour (IG Farben et Vereinigte Stahlwerke) au cours de la décennie 1920. La défaite française en 1940 trouve son origine en partie à l’action des financiers Anglo-Saxons en faveur du redressement économique et technique de l’Allemagne (en particulier l’acier, l’essence synthétique et le caoutchouc).

La Coordination de la Citadelle

(Source : « Histoire secrète de l’Oligarchie Anglo-Américaine », Caroll Quigley).

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